Peu importe le support, EA applique impitoyablement la même stratégie : nous resservir chaque année (voir plus) une nouvelle édition de son FIFA. Reste à voir si la cuvée 2007 justifie l’achat.
Contrairement aux remaniements réguliers qui caractérisent les versions PS2, le gameplay de FIFA sur PSP fait preuve d’une certaine constance. Ceux qui ont joué à la mouture précédente ne seront pas vraiment perdus tant les bases demeurent identiques, que ce soit pour les centres, les piqués, les passes, la pression ou la demande d’aide à un autre joueur.
On passe la seconde couche ?
Mais les développeurs ont tout de même ajouté plusieurs éléments : options supplémentaires sur les coups de pied arrêtés (lobés, tendus, à ras de terre, etc.) qui élargissent les possibilités tactiques, lutte pour la réception des tirs aériens, ou encore un enrichissement des dribbles. Malheureusement, ces derniers nécessitent désormais des manipulations peu aisées au pad PSP, et s’avèrent du coup presque inutilisables. Vraiment dommage. Par contre, une nouvelle qui ravira Arnaud : on peut enfin choisir entre le pad ou la croix pour diriger ses joueurs !
Visuellement aussi, on note quelques petites améliorations, notamment en terme de finesse, mais rien de révolutionnaire. Pas de changements par contre pour la partie sonore qui, des bruitages aux commentaires, renforce parfaitement l’immersion. Quoi de neuf, docteur ?
En réalité, c’est plutôt du coté des modes de jeu que cette édition frappe fort. Elle aligne des matchs libres, des championnats nationaux, des défis (prendre un match en cours et remonter ou creuser le score), des mini-jeux (le Jonglage auquel s’ajoute le Mur) et surtout, le mode Carrière. Le concept initial tient à l’interconnexion PSP/PS2. Vous pouvez débuter la Carrière sur un support et le poursuivre sur l’autre. Du coup, la PSP reprend l’intégralité des options de sa grande sœur : management du club, objectifs, sponsoring, détection de talents, négociation de contrats, entraînements, infrastructures et la prise en compte des notions de confiance (pour l’entraîneur) comme de cohésion (pour l’équipe). De quoi vous occuper de très longues heures.
Carton jaune
FIFA conserve cependant une bonne marge de progression dans différents compartiments du jeu comme les temps de chargement, très longs. La caméra oublie de zoomer lorsque l’action se déroule sur l’aile la plus éloignée (vive les lilliputiens).
| L’intelligence artificielle (IA) devient parfois délirante lorsque cela cafouille trop près des buts, au point de voir un arrière récupérer le ballon à 3-4 mètres de la cage, puis revenir jusqu’au but et dégager la balle dans ses propres filets ! | |
| On regrette aussi des bugs récurrents comme le radar affichant TOUS les joueurs de la même couleur (non, je ne suis pas daltonien) ou une animation au ralenti lorsque l’on recommence un match interrompu pendant une séance de penalty. Ces désagréments très ponctuels ne tuent pas le jeu mais amoindrissent une expérience au demeurant convaincante. Même si globalement les régressions contrebalancent les progressions, FIFA 07 vaut le coup, ne serait-ce que pour son monde Carrière ultra complet. Voila le test de fifa 07 | |













